
La communauté assomptionniste existe pour l'avènement du Royaume (R.V. 4).

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- La communauté Bienheureux Pavel de Bibwa
À l’Est de Kinshasa, loin de l’agitation du centre de la capitale congolaise, s’étend Bibwa, situé au quartier Mangengenge dans la commune de la N’sele, à une trentaine de kilomètres du centre-ville. Ici, la ville et la campagne se côtoient. L’accès à ce quartier est très difficile, notamment en raison du mauvais état des routes jonchées de sable et de la traversée laborieuse de la rivière Bibwa. Les nouvelles constructions gagnent progressivement du terrain. Sur les espaces encore ouverts, les familles s’installent, les enfants grandissent et, avec eux, les besoins en matière d’éducation, de formation, de santé et d’accompagnement pastoral deviennent de plus en plus importants. Bibwa est un nouveau quartier en pleine transformation et expansion démographique. Son développement rapide contraste, d’une part, avec le manque d’infrastructures et d’autre part, avec les voies d’accès qui restent difficiles sur certains axes, particulièrement pendant la saison des pluies. Par ailleurs, l’accès à l’eau potable et à certains services essentiels demeure un grand défi pour de nombreuses familles vivant sur le lieu. C’est dans cet environnement quelque peu austère que les Augustins de l’Assomption ont choisi d’établir une présence. Le 23 août 2018, au creux de la vallée de Bibwa, une nouvelle communauté assomptionniste voyait le jour, avec le désir de rejoindre une population en pleine expansion et d’y implanter durablement le charisme assomptionniste. Dès lors, une aventure audacieuse commençait avec l’arrivée sur le lieu, du père une Fabien Diadia qui y débarquait pour une nouvelle expérience de vie communautaire. L’effectif de la communauté se constituait progressivement. La nouvelle communauté avait également pour mission de participer activement au travail d'éducation et d'enseignement dans le Complexe Scolaire Emmanuel D'ALZON II qui devait, à la même occasion, ouvrir ses portes. Constitution progressive de la communauté Dans la soirée du dimanche 26 août 2018, un nouveau membre rejoignait la nouvelle communauté, en la personne du frère Ferdinand Tariko, qui venait y réaliser son stage post-philosophique. En tant qu’agronome de formation, sa mission consistait à lancer des activités agropastorales, qui faisaient partie du projet de la région assomptionniste de Kinshasa. En date du 3 septembre 2018, la nouvelle communauté eut la joie de recevoir la première visite du Supérieur Régional de Kinshasa, le père Jean-Claude Kasongo Mayamba, qui s’y rendait pour encourager ses frères dans cette nouvelle expérience et lancer officiellement l’ouverture de l’année scolaire au Complexe scolaire Emmanuel d’Alzon II de Bibwa, première œuvre éducative de la Région de Kinshasa. Dans la soirée de ce même jour, débarquait le père Augustin Mukwala comme nouveau membre de la communauté. Vers la fin du mois de septembre, la communauté comptait déjà six membres : Il s’agissait des pères Wilfried Malanda (Supérieur local), Augustin Mukwala, Fabien Diadia (directeur d’école), le diacre Germain Phezo et des frères Fabrice Tiene (chargé de la discipline à l’école) et Ferdinand Tariko, en charge de l’agro-pastorale. Le frère Marcel Kabamba avait passé un mois dans la nouvelle communauté avant d’être appelé à rejoindre la communauté Bienheureux JOSAPHAT, située au numéro 5 de l’avenue Maréchal dans la commune de Masina-Sans Fil. Une communauté au milieu du peuple À Bibwa, la présence des religieux assomptionnistes ne se comprend pas uniquement à travers les œuvres que nous réalisons. Elle est avant tout une opportunité qui fait de nous des témoins d’une présence solidaire, fraternelle et missionnaire. Vivre à Bibwa, c’est partager le quotidien d’une population qui connaît les difficultés de la périphérie kinoise. C’est aussi accepter les contraintes du milieu, les difficultés de déplacement et les réalités sociales qui marquent la vie des habitants. C’est surtout chercher à être proche des familles, des jeunes et des enfants, en témoignant d’une Église qui veut rejoindre les personnes là où elles vivent. Cette proximité rejoint profondément l’intuition missionnaire du père Emmanuel d’Alzon, notre fondateur : aller à la rencontre des hommes et des femmes de notre temps, travailler à l’avènement du Royaume de Dieu et répondre aux besoins de l’Église et de la société. L’éducation, un choix missionnaire Parmi les œuvres qui donnent aujourd’hui un visage concret à cette présence, le Complexe scolaire Emmanuel d’Alzon II occupe une place particulière. Fondée en 2018 et organisée en cycle primaire et secondaire, cette école est encore en pleine construction. À son inauguration, elle ne comptait que quatre salles de classe. Aujourd’hui, grâce à l’appui de certains bienfaiteurs, elle en compte huit. L’inauguration officielle de son nouveau bureau par le Révérend Père Vincent Kambere, Vicaire Provincial de Kinshasa a eu lieu le vendredi 5 juin 2026. Depuis sa création jusqu’à nos jours, plusieurs chefs d’établissement se sont succédés à la tête de cette œuvre éducative : -Père Fabien Diada Mayoko a.a, de 2018-2020 -Père Willy Matadi Asina a.a, de 2020-2021 -Père Edmond Kasereka Sindani a.a. de 2021-2023 -Père Freddy Lukala Buru a.a, de 2023-2024 -Père Marcel Kabamba Mukendi a.a, de 2024 à nos jours. À travers l’éducation, les Assomptionnistes rejoignent chaque jour de nombreuses familles. Plus qu'un lieu d’enseignement, l'école devient un espace de formation humaine, intellectuelle et spirituelle où l’on cherche à aider les jeunes à grandir dans la responsabilité, la confiance et l’espérance. Dans un quartier où la jeunesse représente l’une des principales richesses, investir dans l’éducation est un choix judicieux. L’objectif est de former des jeunes capables de prendre leur place dans la société et de contribuer, demain, au développement de leur pays. Un lieu d'eveil de vocation et de formation Bibwa est également devenu un lieu important pour la formation des jeunes religieux assomptionnistes. La présence du postulat assomptionniste sur le lieu offre aux jeunes un espace de discernement et d’épanouissement. Pour les candidats à la vie religieuse assomptionniste, vivre dans cette périphérie de Kinshasa constitue aussi une expérience concrète de la mission : apprendre à connaître les réalités du peuple, à écouter, à servir et à annoncer l’Évangile au milieu des hommes. Depuis sa création en 2018, cette communauté de formation a connu quatre maîtres des postulants : Père Jean Claude Kasongo Mayamba a.a, de 2019 à 2022 Père Jean Bosco Kalekene a.a, de 2022 à 2024 Père Urbain Kiboloko Mfumu Kanda a.a, de 2024 à nos jours. La présence des Augustins de l’Assomption à Bibwa met en lumière la volonté de grandir avec le milieu, à partir des réalités concrètes de la population, dans le souci d’y étendre le Règne de Dieu. Merci à monsieur Kasayi, notre généreux bienfaiteur, merci au père Denis Ngendo Malonga, A.A. ainsi qu'aux anciens de la communauté Emmanuel D'ALZON de Ngaliema, sans oublier tous les frères qui ont veillé à l'entretien et à la maintenance de notre concession, aujourd'hui mise en valeur pour les besoins de la cause. P. Sébastien Bangandu Mwanza, A.A.
- Rentrée scolaire 2026-2027 au Complexe Scolaire Emmanuel d’Alzon I
La journée du 1er septembre marque la rentrée scolaire 2026-2027 sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Au Complexe scolaire Emmanuel d’Alzon 1, la cour de l’établissement s’est animée dès les premières heures avec l’arrivée des élèves, venus nombreux pour reprendre le chemin de l’école. C’est dans une ambiance de joie, d’enthousiasme et de retrouvailles qu’ils s’apprêtent à entamer cette nouvelle année scolaire, prêts à relever avec courage les défis qui les attendent. Juste après le rassemblement dans la cour scolaire, la sœur Anne-Marie Dibata, directrice et Cheffe d’Etablissement, a prononcé le discours de bienvenue en rappelant les orientations de l’école pour une formation intégrale des élèves. Elle a également exprimé son satisfécit en voyant des nouveaux visages au sein de notre établissement scolaire. La prière et la bénédiction de tous ont été réalisées par le père Jacques MUPAYA, directeur de discipline. Poursuivant son discours, elle a dit : « Nous commençons une nouvelle année ; c’est un temps d’abnégation et de concentration pour obtenir des bons résultats. Cet établissement vise une formation de qualité, c’est-à-dire la formation intégrale de l’homme. L’avenir de la société de demain dépend de ce que nous faisons aujourd’hui. Voilà pourquoi, il n’est pas besoin de badiner avec l’éducation des élèves. Nous avons des enseignants compétents qui vont vous aider à aller de l’avant », a-t-elle conclu. Après le discours inaugural, les enseignants ont célébré l’anniversaire de certains élèves dans une ambiance festive et pimpante. Ce moment de joie a permis aux enseignants d’animer les élèves à commencer avec enthousiasme cette nouvelle année scolaire. Puis, les élèves ont regagné chacun leur salle de classe respective et ont remis à leurs professeurs les travaux réalisés durant les vacances. La sœur Anne-Marie et le père Jacques se sont entretenus avec les parents sur l’importance et la pertinence de faire scolariser leurs enfants au sein de notre établissement. A en croire la sœur directrice, l’école et les parents entretiennent une véritable relation de partenariat, fondée sur la collaboration et la coresponsabilité dans l’éducation des élèves. Pour conclure, la sœur directrice a rappelé aux parents quelques points essentiels à l’attention de tous : Le respect des horaires, indispensable au maintien de la discipline et à la bonne organisation de la vie scolaire ; Le respect de la hiérarchie de l’établissement et du personnel enseignant, gage d’un climat scolaire serein et respectueux ; La régularité dans le paiement des frais scolaires, ainsi que la nécessité de veiller au respect de la tenue scolaire des élèves. En bouclant la boucle, la rentrée scolaire 2026-2027 s’est déroulée dans de bonnes conditions au sein du Complexe scolaire Emmanuel d’Alzon 1. Plus de 300 élèves ont répondu présents en ce premier rendez-vous de l’année. Au-delà de l’enseignement académique, notre ambition demeure claire : contribuer à faire grandir le Christ dans l’âme de chaque élève, afin que l’éducation reçue soit aussi un chemin de foi, de valeurs et d’humanisation. Révérend Père Dieu-Merci MUZUDI, a.a.
- La Région Assomptionniste de Kinshasa: Une note d'histoire
Après avoir foulé le sol Congolais en 1929, les Assomptionnistes s’établirent dans la région de Beni-Lubero (Nord-Kivu). Le choix de cette région était la réalisation d’un rêve qu’avait eu Mgr Gabriel GRISON lors de son premier voyage au Congo en 1906, séduit par la beauté du pays et la bonne volonté de ses habitants. Ayant travaillé très longtemps pour le clergé diocésain de Butembo-Beni, c’est seulement plus tard, en 1976 que les Assomptionnistes ouvrent leur premier noviciat. Leur ardeur apostolique est une véritable source d’éveil des vocations. Avec la croissance rapide de la communauté, il a fallu penser à son expansion vers les terres lointaines. C’est la création de la communauté de formation pour étudiants en théologie à Nairobi (Kenya) en 1987 et l’ouverture d’un scolasticat de philosophie (Austin House) à Arusha (Tanzanie) en 1995. Home Asuma, Kinshasa-Righini La fondation assomptionniste de Kinshasa date de 1988. N’ayant pas encore de communauté dans cette ville, le premier groupe de religieux Assomptionnistes (père Charles KAMBALE MBOGHA et les frères Dieudonné NZAMA et Jean-Bosco KIGHOMA) s’installe momentanément dans une petite maison à louer dans les parages du scolasticat de théologie Saint Eugène de Mazenod des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée à Kintambo. Mais c'est vraiment au Home ASUMA situé au 1, avenue Biangala, quartier Righini dans la commune de Lemba que les Assomptionnistes vont demeurer avant d'habiter leur nouvelle communauté de Mont Ngafula Kimbondo. Debout: Thomas Ndovya, David Milonde, J-P Ndulani, Jean Adolphe Mathe, Étienne Mbafumoja. Assis: Jean-Bosco Kighoma, Gilbert Bayongi Cette maison fut la propriété de l’ASUMA (Assemblée de Supérieurs Majeurs), une structure de l'Église catholique qui réunit les Supérieurs majeurs des instituts de vie consacrée présents en République Démocratique du Congo. La communauté est formée en majorité par des étudiants en théologie qui fréquentent l’Institut saint Eugène de Mazenod des Oblats de Marie Immaculée et les Facultés Catholiques de Kinshasa, actuelle Université Catholique de Kinshasa. La communauté accueillait également certains jeunes religieux qui, après leur noviciat étaient envoyés à Kinshasa pour des études de philosophie, afin de les préparer à enseigner la philosophie dans notre scolasticat de Bulengera (Butembo, Nord-Kivu) devenu Institut Supérieur Emmanuel d’Alzon de Butembo (ISEAB), puis Université de l'Assomption au Congo depuis décembre 2018. Mgr Charles Kambale Mbogha, a.a. L’animation liturgique des pères Assomptionnistes dans la chapelle de l’ASUMA est bien appréciée par les fidèles. Cela contribue efficacement à l’éveil des vocations. Et c’est à Righini que se formera le premier groupe d’aspirants assomptionnistes venant en majorité des paroisses voisines de la Résurrection au quartier Salongo, Saint Augustin de Lemba et Saint Alphonse de Matete. Ils participent aux récollections mensuelles organisées par la communauté sous la houlette du père Marc CHAMPION. P. Marc Champion, a.a. Le père Charles MBOGHA fut le premier supérieur de cette nouvelle communauté. Avec la nomination de ce dernier comme Évêque du diocèse de Wamba en juin 1990, la province du Zaïre à l’époque fait appel au père Marc CHAMPION pour exercer la responsabilité de supérieur de la communauté du théologat. Au même moment, les travaux de construction de la communauté Emmanuel d’Alzon se poursuivent à Kimbondo, dans le diocèse voisin de Kisantu. P. Floribert Kombi, a.a. Après le pillage de Kinshasa de septembre 1991, la communauté démenage à Kimbondo et s'installe dans sa nouvelle maison située non loin de la paroisse Mater Dei, desservie par les missionnaires de la Consolata, avec comme nouveau supérieur le père Floribert Ngwese Kombi qui fera partie de l'équipe de professeurs de l'institut Saint Eugène de Mazenod dans la commune de Kintambo, tenu par les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée où les religieux Assomptionnistes étudiaient la théologie. Il est vrai que la maison, gigantesque et imposante, dominant le quartier sur sa grande colline, ne réunissait pas toutes les conditions. Située très loin du centre-ville de Kinshasa, cette communauté connaît aussi un grave problème de carence en eau potable et d’impraticabilité de la route qui y mène. C’est ainsi qu’en 1998, la province du Zaïre décidera de la vente de ladite maison pour l’achat d’une nouvelle maison en pleine ville de Kinshasa. Les Fils de l’Immaculée Conception (Pères Conceptionnistes) en furent les nouveaux locataires. Mais la présence assomptionniste à Kimbondo demeurera visible grâce à leur deuxième propriété, qui recèle une porcherie et une kyrielle de jardins potagers qui ont nourrit des générations de religieux qui sont passés à Kinshasa. P. Vincent Machozi, a.a. En mai 1998, les Assomptionnistes s'installèrent dans leur nouvelle communauté située dans la commune de Ngaliema au numéro 15 de l’avenue Masamba, dans le quartier Basoko, avec comme nouveau supérieur le père Vincent MACHOZI. Cette maison est aujourd'hui érigée en communauté internationale de formation. Sa proximité avec le centre-ville a l’avantage d’être en même temps une bonne desserte de transports pour les déplacements de ses membres. Les Assomptionnistes, déjà présents et visibles à Kinshasa vont tenter de trouver un lieu pour un apostolat aux couleurs assomptionnistes. C’est ainsi qu’en date du 28 juin 1997, après des démarches fructueuses auprès des autorités de l’archidiocèse de Kinshasa, les Assomptionnistes prennent possession canonique de la paroisse Divin Maître dans la commune de Masina, quartier Sans Fil, alors succursale de la paroisse Sainte Famille de N’djili, quartier III. P. Vincent Kambere, a.a. La cérémonie d’installation du premier curé de la paroisse, en la personne du père Vincent KAMBERE KAGHANYRIO, fut présidée par son Excellence le Cardinal Frédéric ETSOU BAMUNGWABI, alors Archevêque de Kinshasa. La paroisse n'ayant pas encore de cure à proprement parler, la première communauté va habiter sur l'avenue Transition n°17, en plein quartier Sans Fil. Elle est composée de père Vincent Kambere, curé de la paroisse, du diacre Jean-Marie Katabu Kavunga économe et vicaire et du frère Sébastien Bangandu Mwanza, stagiaire post-philosophique. P. Denis Ngendo Malonga, a.a. Après l’ouverture d’une paroisse, le besoin s’est fait sentir de commencer le recrutement des aspirants à la vie religieuse assomptionniste et qui soient formés sur place à Kinshasa. En fait, plusieurs jeunes aspirants Kinois ont pu être envoyés à Butembo pour leur formation initiale, mais l’adaptation n’a pas toujours été facile, compte tenu des exigences de la vie religieuse, du contexte culturel et des efforts d’intégration qu’un tel contexte exigeait. Plusieurs d’entre eux n’ont pas pu persévérer pour diverses autres raisons. P. Boniface Mutahi, a.a. Un des premiers à franchir les portes du noviciat assomptionniste Saint Charles Lwanga de Butembo fut le jeune Adrien Mavwangi (1990) de la paroisse saint Augustin de Lemba qui malheureusement n'a pas pu persévérer; puis est venu Jean-Claude Abel MUHUNGU MAMBAYI de la paroisse Saint Alphonse de Matete qui trouvera la mort au courant de l’année du noviciat (18 février 1993), des suites d’un cancer du foie. Profès in articulo mortis, il repose dans le cimetière de Kitatumba à Butembo. Par la suite, des jeunes ont continué à frapper à nos portes, non seulement de Kinshasa, mais de l'ouest de la République Démocratique du Congo et de la République du Congo voisin. P. Jean-Marie Vianney Thaliwateka, a.a. Afin de permettre aux jeunes aspirants originaires de Kinshasa et ses environs d’aborder la formation à la vie religieuse assomptionniste depuis leur milieu d’origine, les Assomptionnistes se sont résolus de créer une communauté pour la formation des postulants à Kinshasa. Ce fut le début du Postulat Bienheureux Josaphat (du nom de l’un de nos trois martyres bulgares) qui ouvrira ses portes en l’an 2000, sur l'avenue Maréchal, au quartier Sans Fil dans la commune de Masina, à quelques minutes seulement de la paroisse assomptionniste Divin Maître. P. Michael Tshongo, a.a. Quoique cheminant à pas pesant, l’Assomption continuera toujours à croire en cette mission. Sa détermination et son audace pour le Règne de Dieu ont fini par payer : le 23 juillet 2005, fut ordonné le premier prêtre de la Région de Kinshasa. Aujourd’hui la Région Assomptionniste de Kinshasa compte une douzaine de prêtres autochtones, ainsi qu'un bon nombre de jeunes religieux cheminant dans les différentes étapes de formation à la vie religieuse Assomptionniste. P. Jean-Claude Mayamba, a.a. Compte tenu du nombre croissant de religieux dans cette région et du besoin de disposer des espaces où l’on pourrait initier des œuvres apostoliques et d’autofinancement pour les différentes nécessités de ladite Région, une nouvelle communauté a vu le jour en septembre 2018 dans la périphérie Est de la ville de Kinshasa, au quartier Mangengenge à Bibwa, dans la commune de la N’sele. La communauté de Bibwa est en charge d’une école primaire en progression et projette d’y réaliser quelques œuvres d’autofinancement. P. François Katalayi, a.a. Il sied de rappeler que c’est en 2001 que l’actuel région Assomptionniste de Kinshasa a acquis le statut de Mission Assomptionniste de Kinshasa et fut dirigée respectivement par les pères Denis NGENDO MALONGA (2001-2002) ; Vincent KAMBERE KAGHANYRIO (2002-2007) ; Boniface Muhindo Mutahi (2007- 2011) ; Jean-Marie-Vianney Thaliwatheka 2011-2012). Par la suite, la Mission Assomptionniste de Kinshasa devint Région de Kinshasa depuis 2012 et fut dirigée respectivement par les pères Marie-Vianney PALUKU THALIWATHEKA (2012-2015) ; Jean-Claude KASONGO MAYAMBA (de 2015-2019); Francois TSHIAMALA KATALAYI (2019 -2023). Le dimanche 02 février 2020, en la solennité de la présentation de Jésus au Temple, les Assomptionnistes ont commencé une nouvelle aventure apostolique dans l'archidiocèse de Kinshasa en acceptant de desservir la sous-paroisse Sainte Isabelle, située sur l'avenue Mabwidi numéro 140 bis, au quartier III dans la commune de Masina. La messe d'ouverture officielle de la sous-paroisse a été présidée par monsieur l'abbé Adrien Luviku, curé du doyenné Saint Kibuka, représentant Son Éminence le Cardinal Ambongo Besungu, archevêque de Kinshasa. P. Vincent Kambere, a.a. Afin de pouvoir donner un nouvel élan apostolique et communautaire à la Région et initier au leadership de nouveaux responsables, le Conseil Général Plénier était entrain d'étudier les conditions de possibilité d’ériger la Région de Kinshasa en Vicariat. C'est le dimanche 14 mai 2023 que la province assomptionniste d’Afrique a procédé à l’érection canonique du vicariat de Kinshasa, avec comme Vicaire Provincial, le révérend père Vincent KAMBERE KAGHANIRYO, ancien provincial d'Afrique et ancien curé de la paroisse assomptionniste du Divin Maître. La passation de service et le transfert de symboles ont eu lieu dans la cour de la communauté Emmanuel D'Alzon de Ngaliema, en présence du père Roger SYAYIPUMA, délégué du provincial d'Afrique. P. Sébastien Bangandu Mwanza, a.a.
- La communauté Charles Mbogha de Kimbondo
1. Situation géographique, climatique et environnementale La communauté assomptionniste Mgr Charles Mbogha est implantée à Kimbondo, dans la commune de Mont-Ngafula, au sud-ouest de la ville-province de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). Elle se trouve dans la périphérie méridionale de Kinshasa, à proximité de la paroisse-sanctuaire Mater Dei de Kimbondo, qui relève du diocèse de Kisantu. La paroisse est située le long de la route de Matadi, dans les encablures du parking Mbeseke, à quelques kilomètres de Mitendi. Le quartier Kimbondo appartient à une zone de transition entre l’espace fortement urbanisé de Kinshasa et les secteurs périphériques caractérisés par des espaces verts, des jardins et des activités agricoles. Mont-Ngafula est connu pour son relief marqué par des collines et des vallées, ce qui donne à Kimbondo un environnement relativement verdoyant et aéré. Kimbondo, comme l’ensemble de Kinshasa et de Mont-Ngafula, connaît un climat tropical chaud et humide, caractérisé par deux grandes saisons : la saison des pluies, qui s’étend approximativement de septembre à mai et la saison sèche – assez particulière à Kimbondo – dont le vent très frais comparativement à d’autres coins de la ville, s’étend généralement de mai/juin à août/septembre. Les précipitations sont particulièrement importantes pendant les périodes de transition et certains mois de la saison des pluies. Le climat favorise une végétation relativement abondante ainsi que les activités de jardinage et d’élevage. L’environnement de Kimbondo présente donc à la fois des avantages et des contraintes pour une communauté religieuse : calme, espace disponible et possibilités agricoles, d’un côté ; poussière, problèmes d’eau et difficultés de circulation surtout sur la route de Matadi pendant certaines périodes, de l’autre. 2. Accès à la communauté La localisation de la communauté est particulièrement intéressante sur le plan pastoral : elle se trouve dans une zone périphérique en pleine expansion démographique, où les besoins en accompagnement spirituel, en formation des jeunes et en services sociaux sont importants. L’un des principaux axes permettant d’atteindre notre communauté est la route de Matadi (RN1). La paroisse Mater Dei est précisément située sur cet axe. Depuis le centre de Kinshasa, l’accès se fait principalement en direction de l’ouest/sud-ouest, en empruntant les grands axes qui conduisent vers Ngaliema, Mont-Ngafula, Matadi-Kibala, Mitendi et Kimbondo. Il peut aussi se faire par les deux rocades (est et ouest) nouvellement construites. Toutefois, l’accessibilité de cette partie de Mont-Ngafula demeure un défi. 3. Historique de la présence assomptionniste à Kimbondo L’histoire actuelle de la communauté Mgr Charles Mbogha s’inscrit dans une histoire beaucoup plus ancienne de la présence des Augustins de l’Assomption en RDC. Les Assomptionnistes sont arrivés au Congo en 1929, d’abord dans la région de Beni-Lubero, au Nord-Kivu. Leur expansion vers Kinshasa intervient plusieurs décennies plus tard, soit 59 ans après l’arrivée de l’Assomption au Congo ou 19 ans après l’érection de la Province assomptionniste du Zaïre. La fondation de la mission assomptionniste de Kinshasa remonte à 1988. Le premier groupe était composé notamment du Père Charles Kambale Mbogha, accompagné des frères Dieudonné Mulirirwa Nzama et Jean-Bosco Paluku Kighoma. Ils s’installèrent d’abord provisoirement à Sakombi, près du scolasticat Saint-Eugène de Mazenod à Kintambo, avant de rejoindre le Home ASUMA à Righini, dans la commune de Lemba. Mgr Charles Mbogha – sous le patronage duquel est placée notre communauté – fut le premier supérieur de cette communauté assomptionniste de Kinshasa. Il fut ensuite nommé évêque de Wamba en juin 1990. 1991 : arrivée à Kimbondo À la suite du pillage de Kinshasa en septembre 1991, la communauté quitta Righini et s’installa à Kimbondo, dans une zone qui relevait alors du diocèse voisin de Kisantu, non loin de la paroisse Mater Dei desservie par les Missionnaires de la Consolata. Les Assomptionnistes y construisirent ensuite une importante maison. Cette première communauté de Kimbondo avait notamment une vocation de formation : plusieurs religieux y résidaient pour poursuivre leurs études de théologie et de philosophie à Kinshasa. 1998 : transfert vers Ngaliema Malgré l’importance de cette implantation, plusieurs difficultés apparurent : éloignement du centre-ville, problèmes d’eau potable et surtout difficultés d’accès et de transport. En conséquence, les Assomptionnistes décidèrent en 1998 de vendre la maison principale de Kimbondo à la congrégation des Fils de l’Immaculée Conception dits Conceptionistes et d’établir leur nouvelle communauté au 15, avenue Masamba, quartier Basoko, dans la commune de Ngaliema. La présence assomptionniste n’a cependant jamais complètement disparu de Kimbondo : une propriété comprenant notamment une porcherie et des jardins potagers y est demeurée. 2025 : La refondation de la nouvelle communauté Mgr Charles Mbogha C’est dans ce contexte qu’intervient la nouvelle communauté Mgr Charles Mbogha. En 2025, le Vicariat assomptionniste de Kinshasa a entrepris de revitaliser la présence assomptionniste à Kimbondo. Le projet est présenté à la Province comme la sixième communauté du Vicariat de Kinshasa et comme une refondation sur un ancien site assomptionniste. Il s’inscrit ainsi dans le charisme des Augustins de l’Assomption : contribuer à « faire advenir le Règne de Dieu en nous et autour de nous ». Le choix du nom « Mgr Charles Mbogha » est une manière de rendre hommage – à l’approche de la célébration du centenaire de la présence assomptionniste en Afrique, à une figure assomptionniste africaine – à celui qui fut à l’origine de la fondation assomptionniste de Kinshasa, le premier supérieur de cette mission. Mgr Charles Kambale Mbogha (1942-2005) fut religieux assomptionniste, prêtre, évêque de Wamba (1990-1995) puis d’Isiro-Nyangara (1995-2001) et enfin archevêque de Bukavu (2001-2005). Il est décédé le 9 octobre 2005. La nouvelle communauté entend notamment accueillir des frères engagés dans des études ecclésiastiques et profanes spécialisées, poursuivre leur formation universitaire et favoriser leur insertion dans la société locale. 4. Missions et perspectives de la nouvelle communauté Le projet de Kimbondo ne se limite pas à l’hébergement des religieux. Il comporte plusieurs dimensions : a) Formation : La communauté doit notamment accueillir des religieux poursuivant des études universitaires théologiques et profanes dans les établissements proches de Kimbondo. b) Pastorale : Les religieux sont appelés à collaborer avec l’Église locale, notamment par un engagement pastoral dans la paroisse, selon les demandes des curés de la place, dans différentes activités pastorales. La proximité avec la paroisse-sanctuaire Mater Dei constitue donc un atout important pour cette mission. c) Éducation et insertion professionnelle : Le projet prévoit également l’engagement des religieux dans des établissements scolaires de la zone, voire l’ouverture d’un complexe scolaire de référence et d’élites. L’objectif est de mettre les compétences intellectuelles et professionnelles des religieux au service de la population. d) Autofinancement : Un aspect particulièrement intéressant du projet est son orientation vers l’autofinancement. Les Assomptionnistes envisagent notamment : L’élevage porcin ; le jardinage et les activités agricoles ; l’exploitation et la vente de l’eau provenant d’un forage ; d’autres activités génératrices de revenus. Cette orientation s’inscrit dans la continuité de l’ancienne présence assomptionniste à Kimbondo, où les religieux avaient déjà développé des jardins et un élevage porcin. 5. Importance de la communauté pour Kimbondo La communauté Mgr Charles Mbogha – composée de cinq pionniers : Peres Jean-Glory Mukwama, Bienvenu Malisawa, Oswald Linalyogha, Jean-Claude Mayamba et David Milonde – peut être considérée comme une présence religieuse, éducative et sociale au cœur d’une périphérie de Kinshasa en développement. Son implantation à Kimbondo offre plusieurs possibilités : Renforcer la présence de l’Église auprès des populations périphériques ; Accompagner les jeunes et les étudiants en contribuant à leur éducation ; Participer à la pastorale de Mater Dei et dans l’avenir, s’engager au centre même du diocèse de Kisantu ; Favoriser l’autofinancement de la communauté en développant des activités agricoles et d’élevage ; Préserver et valoriser un patrimoine foncier et religieux assomptionniste ancien. En mars 2026, année de la bénédiction de la communauté et de la consécration de l’autel de sa chapelle par Mgr Jean-Crispin Kimbeni Ki Kanda, Évêque de Kisantu, samedi le 16 mai 2026, l’Alliance Laïcs-Religieux du Vicariat de Kinshasa s’est d’ailleurs rendue à Kimbondo pour une récollection et une visite de cette nouvelle communauté assomptionniste refondée, ce qui montre que son implantation est désormais concrètement engagée. P. Jean-Glory MUKWAMA LUWALA, a.a. Supérieur de la communauté
- La communauté de la paroisse Divin Maître
La paroisse Divin Maître, située dans le quartier Sans Fil, dans la commune de Masina à Kinshasa, est une jeune communauté de l’Archidiocèse de Kinshasa. À l’origine, elle était une succursale de la paroisse Sainte-Famille de N’Djili (quartier III), créée pour répondre à la croissance démographique et aux besoins pastoraux de cette partie de la ville. Le 28 juin 1997, Son Éminence le Cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, alors Archevêque de Kinshasa, érigea canoniquement la paroisse Divin Maître et en confia l’animation pastorale aux Augustins de l’Assomption. Cette décision marqua le début de l’aventure assomptionniste en paroisse dans la ville de Kinshasa. Le premier curé fut le Père Vincent Kambere Kaghanyrio, A.A., installé officiellement par le Cardinal Etsou. Faute de presbytère, la première communauté assomptionniste s’installa provisoirement au numéro 17 de l’avenue Transition, au cœur du quartier Sans Fil. Depuis sa fondation, la paroisse s’est développée progressivement grâce à l’engagement de ses pasteurs et de ses fidèles. Les Communautés Ecclésiales Vivantes de Base (CEVB) se sont multipliées, favorisant une vie chrétienne de proximité, la formation des laïcs, la catéchèse, la pastorale des jeunes et les œuvres de charité. Malgré les défis liés à la pauvreté et à la prolifération des Églises de réveil, la communauté est demeurée dynamique et missionnaire. Quinze ans après sa création, la paroisse comptait déjà treize CEVB et avait été successivement animée par les Pères Vincent Kambere, Philippe Ndungo, Safari Nlandu, Jean-Claude Mayamba, Jean-Bosco Kalekene et Daniel Kikenye, tous religieux Assomptionnistes. La paroisse Divin Maître est devenue un véritable foyer de vocations pour les Augustins de l’Assomption. Plusieurs jeunes y ont découvert leur appel à la vie religieuse. La proximité du Postulat Bienheureux Josaphat, ouvert à quelques minutes seulement de la paroisse en l’an 2000, a renforcé cette dynamique vocationnelle. Au-delà de sa mission spirituelle, la paroisse s’est distinguée par son engagement social. Elle a développé des initiatives d’accompagnement des familles, des jeunes et des personnes vulnérables, notamment grâce à des partenariats comme celui avec l’association française Coup de Pouce Humanitaire, qui a soutenu des projets de développement communautaire dès 2007. Aujourd’hui, la paroisse Divin Maître demeure l’une des principales œuvres des Augustins de l’Assomption dans le Vicariat de Kinshasa. Elle continue d’être un centre de rayonnement spirituel, missionnaire et social, fidèle au charisme assomptionniste inspiré par le Père Emmanuel d’Alzon : travailler à l’avènement du Règne de Dieu par l’annonce de l’Évangile, la formation des fidèles et le service des plus pauvres. Sébastien Bangandu Mwanza, A.A.
- La communauté Emmanuel d’Alzon
La communauté Emmanuel d’Alzon (du nom de notre fondateur) est la première implantation assomptionniste à l’Ouest de la République Démocratique du Congo. Son érection remonte a 1988. Elle fonctionnait d’abord dans les locaux de l’Association des Supérieurs Majeurs (ASUMA), au Quartier Righini, dans la Commune de Lemba, avant de déménager à Mont-Ngafula/Kimbondo pour enfin s’installer sur 15, Massamba, Quartier Basoko, Commune de Ngaliema depuis mai1998. Cette maison est aujourd'hui érigée en Communauté Internationale de Formation (CIFA). Chez les Assomptionnistes, en effet, une CIFA n’est rien d’autre qu’une maison de formation où des jeunes religieux provenant de plusieurs pays vivent, étudient et se préparent ensemble à leur mission. La CIFA a pour mission de : * Former à l’internationalité : apprendre à vivre avec des frères de cultures, de langues et de nationalités différentes. * Développer l’interculturalité : découvrir d’autres manières de vivre la foi et le charisme assomptionniste dans un esprit de communion. * Préparer à la mission universelle : les Assomptionnistes étant envoyés dans différents pays, cette expérience aide à être disponible pour la mission partout où l’Église en a besoin. * Favoriser l’apprentissage des langues : selon les lieux, les religieux approfondissent notamment le français, l’anglais ou l’espagnol, afin de mieux servir dans une congrégation internationale. En résumé, une CIFA est bien plus qu’un simple centre d’études : c’est un laboratoire de la vie religieuse internationale, où les futurs Assomptionnistes apprennent à vivre dès aujourd’hui la diversité de la Congrégation au service de l’avènement du Règne de Dieu. Concrètement, dans la CIFA de Kinshasa-Ngaliema, les religieux prient ensemble, vivent la fraternité selon la Règle de saint Augustin, suivent des études de philosophie, de théologie ou autres, en même temps qu’ils reçoivent une formation humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale. Sa proximité avec le centre-ville a l’avantage d’être en même temps une bonne desserte de transports pour les déplacements de ses membres. Sébastien Bangandu Mwanza, A.A.
- Le vicariat assomptionniste de Kinshasa rend hommage au père Aymar Kishindo, a.a.
Le mardi 4 août 2026, le Vicariat assomptionniste de Kinshasa en union de cœur et de prière avec la Famille Assomptionniste à travers le monde, de manière particulière en Province d’Afrique, a prié pour le repos en Dieu du Père Aymar notre cher frère rappelé chez Dieu bien jeune encore. Tout a eu lieu dans la paroisse Divin Maître de Masina, à partir de 15h30´. Le Révérend père Vincent KAMBERE, Vicaire de Kinshasa, entouré d’une vingtaine des prêtres dont les pères Jérôme MASUMBUKO, premier Assistant vicarial et Supérieur de la CIFA Emmanuel d’Alzon, Jean-Glory MUKWAMA Assistant et Secrétaire vicarial, a présidé l’Eucharistie en présence des Sœurs Oblates de l’Assomption, des religieuses d’autres congrégations et de beaucoup de fidèles y compris les laïcs d’alliance assomptionniste. Au cours de cette célébration Eucharistique, le père Jean-Glory a présenté la biographie de l’illustre défunt père Aymar. Ce dernier a vécu en témoin du Christ par son engagement pour l’Église et pour la société à travers l’éducation de la jeunesse. Dans son homélie axée sur l’espérance en la résurrection des morts, le père Vincent a noté que le père Aymar Kishindo a vécu en Christ et est mort en Christ en le servant. Il appartient donc au Christ, puisque, que l’on meurt ou que l’on vive, on appartient au Christ qui est lui-même passé et par la vie et par la mort, pour entrer dans la gloire éternelle. À la fin de la messe, trois témoignages ont respectivement été entendus : le premier de la part de ses co-novices (« Yamara »), le second du père Jérôme MASUMBUKO et le dernier du père Jean-Glory MUKWAMA. Ses « Yamara » ont reconnu chez lui la simplicité, le sens aigu de la fraternité, la disposition naturelle à animer les autres avec son sens de l’humour édifiant, pour occuper joyeusement le temps et concrétiser ainsi la joie de l’Évangile, comme nous y conviait si souvent le Pape François d’heureuse mémoire. Prenant la parole à son tour, le père Jérôme a salué chez Aymar l’intelligence hors du commun, la grande culture, la relativisation des problèmes inhérents à la vie par son expression « evyo ni vihi » en kinande (ce qui veut dire en français c’est quoi ça » et beaucoup d’autres valeurs qu’il transmettait dans l’humilité. Kishindo, a conclu Père Jérôme, est un modèle. Le père Jean-Glory, somme toute, a indiqué que le père Aymar était relationnel si bien que certains chrétiens pendant l’exercice de son ministère à Divin Maître, avait peine à se séparer de lui, tellement qu’il incarnait des vertus exceptionnelles. Il a accompli de grandes choses, bien que de modeste taille. Jusqu’à présent on se souvient du support du micro qu’il avait si bien fixé pour ajuster la sonorisation dans l’Église paroissiale de Divin Maître et de son souci pour une liturgie soignée et harmonieuse. Après la messe, un verre de consolation a été partagé dans la salle paroissiale, marquant ainsi la fin de ce programme d’adieu priant et plein d’émotion et de reconnaissance pour le don de la vie du père Aymar KISHINDO MATOLU. Repos béatifique et éternel à l’âme de notre Père Aymar KISHINDO ! Frère Éloge Apipawe Kangero, A.A.
- Retraite annuelle à la CIFA de Ngaliema
Le temps de retraite s’avère important pour la vie de tout religieux. Cette mise à part nous permet de nous ressourcer spirituellement afin que notre mission apostolique soit enracinée dans le Christ et soit fructueuse. Fort de cette conviction, le vicariat assomptionniste de Kinshasa a consacré une semaine de retraite (second tour), allant du lundi 27 au vendredi 31 juillet 2026. Cette retraite était animée par le Père Jean-Glory MUKWAMA, supérieur de la communauté Charles Mbogha de Kimbondo, assistant et secrétaire vicarial de Kinshasa, sur le thème : « Comment chanterions-nous un chant du Seigneur sur une terre étrangère (Ps 137, 1-9) ? Les défis d’un enracinement missionnaire ». En explicitant son thème, le prédicateur nous a signifié que le psaume 137, 1-9 est un chant douloureux pour Israël qui est en captivité à Babylone. Loin de chez lui, comment ce peuple peut chanter un chant du Seigneur ? Cette trilogie théologique nous a aidé à explorer notre thème : la contextualisation, la décontextualisation et la recontextualisation. S’agissant de la contextualisation, le père Jean-Glory est resté dans la sphère biblique en ayant un regard exégétique sur ce psaume. Au niveau de la décontextualisation, il nous a aidé à comprendre le thème de la retraite en s’appuyant sur les textes fondateurs de la de notre Congrégation et le vécu missionnaire typiquement assomptionniste. La recontextualisation consistait à inventer le style de vie missionnaire au sein de notre congrégation. À en croire le prédicateur, notre première mission commence dans la communauté. Dans l’ADN de l’Assomption, il y a la mission. Les conditions d’un véritable enracinement missionnaire sont les suivantes : S’enraciner dans le Christ, s’enraciner dans la communauté et s’enraciner dans la Royauté de Jésus. Notre prédicateur a terminé son exposé en affirmant que nous chanterons le chant du Seigneur lorsque nous aimons, lorsque l’étranger ne sera plus un lieu de menace mais une fécondité. Nous avons bouclé cette retraite par la célébration eucharistique présidée par le père Vincent Kambere, supérieur vicarial de Kinshasa, concélébrée par les pères KIZITO VYAMBWERA et Jean-Glory MUKWAMA. L’homélie du jour a été prononcée par le prédicateur de la retraite. Dans son exhortation, le père Jean-Glory nous a montré que les lectures du jour mettaient en lumière un des pires drames de l’histoire du peuple d’Israël : celui de refuser d’écouter Dieu. Dans la première lecture, le Seigneur confie cette mission difficile à Jérémie pour exhorter ce peuple à retourner vers Lui. Dans la péricope évangélique, Jésus connaît la même expérience. Ses coreligionnaires refusent de l’écouter. Ils mettent en doute son identité de fils de Dieu. Le manque d’écoute est un signe de désobéissance à Dieu. Les scènes de Jérémie et de Jésus doivent aussi nous interpeller car bien souvent nous refusons d’obéir à la Parole de Dieu qui parfois nous parle dans la banalité de la vie quotidienne. Ce temps de retraite fut pour nous tous un moment de ressourcement qui nous a permis de revigorer nos forces spirituelles pour une vie missionnaire enracinée dans le Christ. Avant la bénédiction finale, le père Vincent a remercié le prédicateur pour sa disponibilité et ses enseignements riches en méditation. Puis il nous a tous invités à mettre en pratique ces enseignements pour notre mission présente et future. Après la messe, nous avons partagé un repas fraternel au sein de la communauté, marquant ainsi la fin de notre retraite et l’envoi en mission. P. Dieu Merci Muzudi, A.A.
- La rentrée scolaire 2025-2026 au Complexe Scolaire Emmanuel d’Alzon I.
Le mercredi 1er octobre 2025, aux environs de 10h00 d’avant-midi, , le Complexe Scolaire Emmanuel d’Alzon I est honoré par la visite du Très Révérend Père NGOA YA TSHIHEMBA Baudouin, Supérieur Général des Augustins de l’Assomption. La joie est au comble chez tous les acteurs de l’éducation de cette école d’être en présence de celui qu’on peut appeler le « Grand Promoteur » de toutes les écoles de l’Assomption dans le monde. C’est l’allégresse dans l’enceinte de la Paroisse Divin Maître qui abrite les bâtiments de cette école. Le TRP Général va présider à l’Eucharistie et, avec le service diaconal du Frère Joël KISIKISI, cette célébration connaîtra la concélébration des Pères Etienne RATALATA, Assistant du Général, Vincent KAMBERE, Vicaire de Kinshasa, David MILONDE, Eriel MBOUNGOU, Emmanuel MULOPO, Jacques MUPAYA, Éric VAHOTERANA, Fabrice TIENE et Dieu-Merci MUZUDI. Dans son mot d’accueil, le Père Eriel MBOUNGOU, Gestionnaire de l’école, exprime la gratitude de tous et de chacun pour cette marque d’honneur en ces termes : « Malgré votre calendrier chargé, vous avez, TRP Général, accepté de venir présider à cette Eucharistie marquant l’ouverture des activités scolaires pour cette année 2025-2026. Quelle proximité paternelle ! Les enfants dont vous avez vu les conditions dans lesquelles ils étudient et nous-mêmes leurs encadreurs vous en sommes très reconnaissants ! » Dans une homélie riche en enseignements, commentant les textes choisis pour la circonstance (Actes 2, 1-11 ; Jean 14, 15-26), le TRP est revenu sur l’importance de la messe de l’Esprit-Saint en début d’Année Scolaire. C’est l’occasion d’invoquer l’Esprit-Saint et d’implorer ses dons d’intelligence, de sagesse et de force aussi bien pour les enseignants que pour les élèves. Enfin, le TRP a invité les élèves à prendre les études au sérieux, car la société de demain a besoin d’eux. Il a aussi remercié les enseignants pour leur sacrifice et leur bravoure dans la formation des élèves dont les parents font confiance à l’Assomption. Pour sa part, la Sœur Anne-Marie DIBATA, Directrice de l’école, a adressé un mot de remerciement au TRP pour sa disponibilité. Selon elle, sa présence en ce lieu a un grand intérêt pour la formation et l’éducation des enfants qui leur sont confiés. Et, à son tour, le TRP a exprimé sa satisfaction pour l’accueil lui réservé. Aussi a-t-il ajouté que l’éducation, à l’Assomption, n’est pas une option, mais un devoir. Et l’Assomption s’y met avec beaucoup de sérieux. Mais l’éducation dans cette école assomptionniste sollicite également la contribution des enseignants et des parents des élèves. Car, en effet, dans les écoles assomptionnistes, c’est l’Esprit de famille qui règne ! Son souhait est que cette nouvelle année scolaire soit fructueuse pour tous. Après la messe, une visite guidée des locaux de l’établissement et du grand chantier sur l’avenue Tambuseke s’en est suivie. Un repas fraternel a été partagé dans la grande salle de la Paroisse Divin-Maître, entre le personnel de l’école et la délégation du Très Révérend Père Supérieur Général. P. Dieu-Merci MUZUDI KINDALA, a.a.
- Bénédiction du forage d'eau potable à la CIFA de Kinshasa
Le mercredi 24 juin 2026, le Révérend Père Jean Paul MUSANGANIA, Provincial des Augustins de l'Assomption, a procédé à la bénédiction du forage de la communauté internationale de formation assomptionniste (CIFA) Emmanuel d’Alzon de Kinshasa, à 18h30', juste après l'office des Vêpres. Avant le du rituel de bénédiction, le Père Jean Paul a fait une exhortation focalisée sur la lecture de la parole de Dieu, choisie à cet effet. Il a exprimé sa gratitude à Dieu, source de tout bien et a rappelé à l’assistance que la réalisation de ce forage est un motif d’action de grâce, compte tenu des faits historiques où l’on observait de façon régulière la pénurie d’eau potable dans la communauté. L’eau c’est la vie. En avoir en permanence chez soi, c'est vivre. Sur cette note, il a adressé un vif remerciement à papa Lukogho, bienfaiteur dudit projet. Poursuivant son adresse, le Père provincial a rappelé l’importance et la place qu’occupe l’eau dans la vie humaine. Pour notre provincial, l’eau est un symbole de la vie, d’autant plus que « l’eau est pour l’homme source et puissance de vie : sans elle, la terre ne serait qu’un désert et l’homme, comme les bêtes, serait voué à la mort. » Et, parce que l’eau a une fonction multiple, ce forage est d’une importance capitale pour la communauté. Ce forage est l’œuvre de la générosité de Dieu à travers un bienfaiteur, du nom de papa Kakule Lukogho qui, par son altruisme, participe à l’avènement du Règne de Dieu. Au terme de son exhortation, le Père provincial a l'exprimé sa gratitude à l'endroit de notre bienfaiteur pour le don de ce forage qui désormais, ravitaillera la communauté en eau potable. Une prière suivie d’une bénédiction du forage a alors eu lieu. Après la prière, papa Lukogho a rendu grâce à Dieu et a remercié à son tour la communauté d’avoir accueilli son don. Dans ses propos, papa Lukogho a souligné ce qui suit : je suis en train de vivre ce que la parole de Dieu dit : « Il y a beaucoup plus de joie à donner qu’à recevoir. La joie qui m’anime en ce moment dépasse votre joie à vous, qui avez reçu ». Au-delà de rendre grâce à Dieu pour le don de la générosité qui l’anime à partager avec les autres le peu qu’il reçoit, papa Lukoho a découvert le secret derrière l’aide que l’on peut apporter aux consacrés, celui de participer à l’œuvre de Dieu. Il a conclu son mot par cette invitation à rester attaché à la vierge Marie qui nous obtient des grâces multiples auprès de son Fils Jésus. La soirée s’est terminée autour d’un repas qui a consolidé nos liens fraternels selon l’esprit traditionnel de la famille Assomptionniste. Nous rendons grâce à Dieu pour son œuvre à travers nos bienfaiteurs. Par Fr. Bolvie Luzolo, a.a.
- CIFA Kinshasa : Vœux perpétuels de sept frères Assomptionnistes
En date du samedi 02 Mai 2026, au cœur de la famille des Augustins de l'Assomption en général et de la Communauté Internationale de Formation de l'Assomption (CIFA) en particulier, une joie immense dorée d’une splendeur de grâces et de bénédictions, a rempli le cœur des Augustins de l’Assomption, pour les engagements perpétuels de ses sept frères en Province d'Afrique, dans la Paroisse Sacré Cœur de Jésus, à Kinshasa, au cours de l'après-midi. Entre les mains du Révérend Père Provincial Jean Paul MUSANGANIA, les élus du jour ( Frères KASEREKA WAHINGAHI Merveille, KATEMBO SIVITSOMANWA Bienvenu, M’GULE Joseph Francis, MUMBERE KYUNGULO Grâce, MUMBERE SANGALA Jean-Claude, LUZOLO N’ZINGA Jean-Bolvie, RANDRIAMAMPIONONA MIANDRISOA Saturné) ont de manière définitive dit ‘’OUI’’ à celui qui les a appelés pour l'aimer davantage et le faire aimer pareillement; le louer et le servir dans l'humilité, en suivant les traces du Vénérable Père Emmanuel d'Alzon sous le tam-tam spirituel de trois Amours indissociables: Amour envers Jésus-Christ, Amour envers Marie sa mère et Amour envers l’Eglise son épouse. En marge de cet engagement solennel, les lauréats ont vécu un temps de retraite chez les sœurs Orantes de l’Assomption, sous l'animation du Père Alain Thomasset, un des formateurs de la CIFA. Le noyau de sa thématique a reposé sur les derniers mots du Père d’Alzon: « soyez de bons religieux ». Père Alain, dans ses conférences, exhortait les participants à expérimenter la joie quotidienne du retour aux textes fondateurs face aux défis de ce siècle. Il a sur ce ton fourni un riche enseignement sur l’héritage spirituelle et sapientielle du Père Emmanuel d'Alzon: la connaissance et le vécu de notre spiritualité et le charisme. En fait, pour l’amour de Jésus-Christ, le Père d’Alzon disait : « pour aimer Jésus-Christ, il faut le connaître, il faut en étudier les perfections. Elles nous sont révélées dans les saintes Écritures, dont le but final est Jésus-Christ : ‘’La fin de la Loi, c’est le Christ’’. » (CA 1, 34, 1) » Pour le Père Alain, la vie religieuse est un don de Dieu. Il faut toujours nous tourner vers Lui dans la prière, dans la méditation de la Parole, ainsi que dans la vie fraternelle. Un bon religieux Assomptionniste est celui qui sait suivre les orientations du Fondateur en relation avec la réalité de notre temps. En présence d'une dizaine de prêtres parmi lesquels le Révérend Père Vincent KAMBERE Vicaire de Kinshasa et une centaine de chrétiens, la messe a commencé à 14h00. Au cours de cette célébration, les profès ont perpétuellement fait vœu solennel d’être à la suite du Christ Pauvre, Chaste et Obéissant à l’école du Père Emmanuel d’Alzon et de Saint Augustin leur patriarche. Le Père Provincial a, au cours de son homélie, insisté sur les trois piliers de la vie assomptionniste que l’on choisit librement et joyeusement de mener. Il a cité la prière, la vie communautaire et la vie apostolique. Pour lui, revenir sans cesse au Christ et à toujours entrer en chemin de conversion est la clé de la libération contre l’arsenal des illusions du monde. Il faut chercher un motif pour entrer dans une communauté, en vue d’y entretenir la fraternité, a-t-il clos son exhortation. Au soir de la messe, une fête a été au rendez-vous en la CIFA Emmanuel d’Alzon à Ngaliema. Quelques membres de familles religieuses, quelques membres de famille des profès et autres invités ont partagé repas et boissons, dans le cadre de jubilation. Tout a été vécu sous une dimension interculturelle. Pour les lauréats, leur ‘’oui jusqu’à la mor’’, est un rappel des merveilles que Dieu ne cesse de réaliser dans leur cheminement vocationnel. Cette étape interpelle aussi que ce n’est pas la fin du voyage vers le Père, mais un début décidé, engagé et engageant, au service de l'Eglise. C’est pourquoi, ils ont choisi ensemble de faire de cette prière de Saint Augustin leur quotidien : « Seigneur, fais que je ne me lasse jamais de te chercher, mais que t’ayant trouvé, je te cherche encore davantage. ». Un vif remerciement est adressé à ceux et à celles qui nous aident toujours à avancer et suivre notre cheminement : Le général, les provinciaux, les formateurs et les confrères. Dans la confiance totale à Dieu, les élus du jour poursuivront leur cheminement vocationnel, car ‘’avec le Christ, rien n’est impossible’’ (Cf. Lc 1, 37). Frère MIANDRISOA Saturné, a.a.
- Pédagogie du Complexe Scolaire Emmanuel d'Alzon I - Kinshasa
Le père Emmanuel d’Alzon était un passionné de l’éducation et de l’enseignement, marqué par l’esprit d’initiative et le goût du combat spirituel. Il avait toujours voulu apprendre à la jeunesse de penser par soi-même à travers le savoir de la science et de la raison. Il s’agissait de former le « Je » en forgeant sa liberté de conscience, son esprit critique. Voilà pourquoi dans un établissement Assomptionniste, l’éducation et l’enseignement visent à former des personnes libres et responsables, ayant le sens de la justice et de la fraternité selon le modèle du Christ. Depuis sa création, le complexe scolaire Emmanuel d’Alzon I, situé au numéro 11 de l'avenue Tambunseke au quartier Sans Fil, dans la commune urbaine de Masina à Kinshasa, sous la houlette de ses autorités administratives, a toujours évolué dans un climat de convivialité professionnel. Son personnel est soumis à un règlement d’ordre intérieur qui met en exergue les lignes de conduite à suivre. Les Pères Assomptionnistes, premières autorités hiérarchiques de cet établissement, veillent sur le contrôle, forment et évaluent régulièrement le corps enseignant pour que ce dernier soit toujours à jour afin de bien progresser dans ce noble travail. La devise même de l’école le souligne bien : « Discipline, Travail, Progrès ». Par ailleurs, le complexe scolaire Emmanuel d’Alzon, par le truchement de ses autorités administratives, met en avant-plan la formation de son personnel avec des thèmes variés pour offrir un enseignement de qualité. A titre illustratif, nous pouvons citer entre autres l’approche pédagogique de méthode utilisée en pédagogie active et participative, l’évaluation de l’apprentissage des enseignants, le développement des compétences et construction d’une situation d’apprentissage en classe, etc. Du point de vue pédagogique, le complexe scolaire Emmanuel d’Alzon I, par le canal des autorités hiérarchiques, a opté pour le système de la pédagogie active et participative comme « stratégie et didactique pour une formation intégrale de l’apprenant congolais ». Comme nous l’avons indiqué ci-haut, le complexe scolaire Emmanuel d'Alzon renforce les capacités de son personnel avant, pendant et à la fin de l’année scolaire. Cette pédagogie active et participative permet à l'apprenant d'être plus pratique dans l'intégration des enseignements reçus. Pour bien s’imprégner de cette pédagogie, les enseignants participent aux conférences sur « la psychologie de l’éducation, le séminaire sur la pédagogie active et participative ». Ces formations rendent plus performant le personnel dans ce domaine, ce qui entraîne l’appréciation par les parents de la qualité de la formation donnée à leurs enfants. Outre la formation pédagogique, le complexe scolaire Emmanuel d’Alzon I met un accent particulier sur la formation spirituelle, culturelle et sportive. En effet, comme toute institution d’obédience catholique, le complexe scolaire Emmanuel d’Alzon I vise la formation intégrale de tout l’homme. Cela permet aux élèves de grandir dans un environnement idéal les disposant à affronter sans peur les réalités de la vie sociale autour d’eux. C’est dans cette optique que le complexe scolaire Emmanuel d’Alzon I organise des célébrations eucharistiques qui sont assurées par les Pères Assomptionnistes, et cela régulièrement, pour consacrer au Seigneur les élèves et toutes les activités qui se réalisent dans cet établissement scolaire. Les élèves sont initiés pendant les temps fort de l’Église (avent et carême) à réaliser les bonnes actions, spécialement pendant les journées de partage en faveur des plus démunis. Dans la même foulée, interviennent les activités culturelles et sportives à travers la compétition interclasse, une activité favorise davantage la fraternité entre élèves. Enfin, le complexe scolaire Emmanuel d’Alzon I, à la suite du Père Emmanuel d’Alzon, propose une formation qui humanise l’homme dans tous les aspects de la vie. Voilà pourquoi il reste ouvert à toute initiative qui favorise la formation intégrale des élèves. Et en tout nous disons : « Seigneur que ton amour, soit sur nous comme notre espoir est en toi ». Frère Mulopo Tona Barny, a.a.












